De l’Allemagne en Europe

La situation présente de l’Allemagne en Europe ne cesse de préoccuper les uns et les autres. Tous, hommes politiques, économistes, intellectuels, journalistes, et cetera, s’empressent de donner leur avis, chacun défendant à qui mieux mieux la thèse qu’il a conçue. Si d’aucunes sont empruntes de sagesse, d’autres sont parfois loufoques. Aussi, nous parait-il nécessaire, comme souvent, de commencer par revenir au Général de Gaulle. En effet, il avait coutume  de dire qu’ « on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités […], quelques fois, c’est assez séduisant, on va sur des chimères, on va sur des mythes. Mais ce ne sont que des chimères et des mythes. Il y a les réalités, et les réalités ne se traitent pas comme ça. Les réalités se traitent à partir d’elles-mêmes ». Partant, pour comprendre la situation présente de l’Allemagne, ses atouts et ses désavantages, ainsi que les desseins qu’elle peut nourrir, il est important de se fonder sur les réalités qui lui sont propres. Icelles sont historiques d’abord, économiques et culturelles ensuite, politiques enfin, puisqu’en Allemagne, depuis quelques temps, la politique fait son grand retour.

Un peu d’histoire ancienne

Dans l’ensemble que constitue le vieux continent, l’Allemagne est une création somme toute assez récente, si nous la comparons à l’Italie, à la France, au Royaume Uni, ou bien encore l’Espagne. L’Allemagne, et c’est un fait rare qu’il faut souligner, commence par naître culturellement, à l’été 1521, quand Martin Luther traduit le nouveau testament en langue allemande. S’ensuivent presque trois siècles où l’Allemagne est avant tout un monde linguistique et culturel. Politiquement, le territoire allemand reste dominé par le Saint Empire Romain Germanique, ensemble successeur, politiquement et intellectuellement, des empires romain et carolingien. De surcroit, cette création culturelle de la nation allemande, par son rôle de lancement des guerres de religion en Europe, va en un peu plus d’un siècle vider de facto le Saint Empire de toute force effective. Ainsi, le principe « Cujus regio, ejus religio », en assurant, à partir des traités de Westphalie de 1648, la paix civile et religieuse, consacre la défaite de l’Empereur face à ses vassaux[1]. Désormais, les Habsbourg ne se mêleront plus, à quelques exceptions périodiques près, de créer un véritable ensemble homogène en Allemagne. Leur regard se tourne de plus en plus vers l’Est, vers les Turcs, puis vers les Russes. Ce dessein balkanique de la cour de Vienne pris fin il y a bientôt cent ans, le 28 juin 1914, à Sarajevo, sous les balles de Gavrilo Princip.

Est-ce vraiment là l'ancêtre de la nation allemande?

Est-ce vraiment là l’ancêtre de la nation allemande?

A ce moment-là, l’Allemagne, avec l’aide involontaire de la famille Bonaparte, est devenue l’État-nation le plus puissant d’Europe. Deux périodes sont charnières à cet égard. 1805-1806 pour commencer. Ayant été battu par Napoléon 1er à Austerlitz (2 décembre 1805), l’Empereur d’Autriche prononce la dissolution du Saint Empire (6 août 1806), sans que les Allemands ne s’en émeuvent outre mesure. Le choc causé par l’annihilation de l’armée prussienne à Iéna (14 octobre 1806), au contraire, va soulever en Allemagne un sentiment national jusques alors inédit. Au cours des années suivantes l’Allemagne s’approprie l’idée du Volkgeist, formulée en 1774 par Herder[2], à l’encontre de l’Auflkärung ambiant, et que l’on retrouve dans la conception fichtéenne de la nation. La seconde période d’importance est, bien entendu, 1870-1871, où l’Allemagne se donne à l’État prussien, après que celui-ci ait battu Napoléon III à Sedan. Militairement, et donc politiquement, l’Allemagne de 1871 est la plus grande puissance d’Europe. Si son potentiel économique est grand, sa réalisation demeure pour l’instant bien moins avancée que l’industrialisation anglaise. Quarante-trois ans plus tard, ce ne sera plus le cas. Mais alors, l’Allemagne n’aura eu cesse d’inquiéter l’Europe pendant la moitié de cet intervalle.

Les piliers de la puissance allemande et les évolutions de sa politique extérieure

Depuis 1871, les piliers de la puissance allemande sont la démographie et l’économie. Sans une population nombreuse et industrieuse, pas de force militaire digne de ce nom, ni de domination du continent comme en 1942, pas plus que de Mittelstand unique au monde, ou d’exportations à faire pâlir d’envie le reste du continent. En 1871, l’Allemagne a déjà 40 millions d’habitants. En 1914, elle en aura 67 millions, en 1939 68 millions, et dès 1960, malgré la saignée de la seconde guerre mondiale, sa population sera toujours à 68 millions, pour atteindre 81.9 millions d’âmes en 2012. Pendant les mêmes années, la France, autrefois le pays le plus peuplé d’Europe, a respectivement 37 millions, 41.6 millions, 41.5 millions, 45 millions et 64 millions d’habitants. La Russie mise à part, tous les autres pays du continent européen sont constamment moins peuplés. Par ailleurs, la production économique de l’Allemagne, une fois rassemblée dans un même État, est la première d’Europe, place qu’elle conserve de 1871 à nos jours, avec des éclipses pour cause de guerre et de destructions. Sans ces deux facteurs géopolitiques fondamentaux, il est certain que la politique de l’Allemagne aurait été autre. Néanmoins, c’est leur existence, qui permettra au nationalisme allemand de se déployer bien au-delà du raisonnable. C’est aussi la conscience de leur terrible potentiel qui a souvent conduit les dirigeants allemands à vouloir se restreindre, quand ce n’étaient pas les autres dirigeants européens qui les restreignaient.

Au cours de cet intervalle historique, à partir de l’acquisition de sa prééminence en Europe, l’Allemagne a connu, en termes de relations et d’activités internationales, deux types de périodes. Les vingt dernières années de l’administration Bismarck (1871-1890) puis la période ouverte par la défaite allemande en 1945 et qui continue aujourd’hui sont des moments de politique étrangère auto-restrictive, quoique pour des raisons tout à fait différentes. Ces deux moments encadrent un peu plus d’un demi-siècle de politique extérieure bien plus aventureuse, ainsi la Weltpolitik de Guillaume II, le révisionnisme négociateur de la République de Weimar, et, bien entendu, les drames du national-socialisme. Ces trois politiques eurent chacune leurs causes propres, et chacune fut facilitée par les piliers de la puissance allemande, précédemment mentionnés. Les racines de la Weltpolitik sont à chercher dans le constat fait par l’Allemagne des succès coloniaux français et anglais pendant la décennie 1880. Si, en rétrospective, il est possible d’émettre le jugement que l’Allemagne s’est tirée une balle dans le pied, en cherchant à faire concurrence à ses rivaux occidentaux sur leur propre terrain, on peut concevoir que cela ne constituait pas une évidence pour les dirigeants allemands de l’époque, à commencer par le Kaiser[3]. La politique de la République de Weimar est toute entière inspirée par les clauses du Traité de Versailles[4]. Il serait superflu de revenir ici sur les nombreux défauts du traité. Il suffit de citer le Maréchal Foch : « Ce n’est pas un traité de paix, c’est un armistice de vingt ans »[5]. Il n’est pas non plus utile pour notre propos de nous étendre sur la politique national-socialiste, si ce n’est pour dire que causée par Versailles et nourrie par la pensée d’Adolf Hitler, elle a conduit l’Allemagne à commettre des atrocités dont le souvenir pèse encore sur la moindre de ses actions politiques.

Angela Merkel comme nouveau Bismarck, bonne ou mauvaise comparaison ?

Sur de nombreux points, l’Allemagne de 2014 ressemble, tout à la fois, à celle de 1914, mais aussi à celle de 1890. Sur le plan démographique et économique, elle a retrouvé, avec des proportions actualisées, sa prééminence d’il y a un siècle. Mais, l’héritage historique de la seconde guerre mondiale, de même que son développement de l’ordo-libéralisme pendant les années 1950, font que dans son action sur la scène internationale l’Allemagne en cette seconde décennie du XXIe siècle, est très proche de celle qui s’apprêtait à aborder la fin du XIXe siècle. Toutes deux sont des Allemagnes qui se contiennent d’un point de vue politique. La longue administration du Chancelier de fer n’est rien d’autre que la réalisation consciente par l’Allemagne que pour avoir la paix, il lui faut absolument donner un profil bas à sa politique étrangère. Ce qui donne, dans la plus pure tradition du réalisme en politique étrangère, les multiples traités l’Autriche, l’Italie et la Russie[6]. En 2014, vingt-cinq ans après sa réunification, l’Allemagne se pose toujours des limites très strictes dès lors qu’il s’agit de politique étrangère, en refusant par exemple de participer aux interventions en Libye ou au Mali.

Des chanceliers de fer

Des chanceliers de fer

Cette limitation volontaire des actions de leur pays par les dirigeants allemands, n’a pas empêché, en 2011, un futur ministre français de comparer Angela Merkel à Bismarck[7], entendant peut-être par-là montrer la chancelière fédérale sous un jour défavorable. Néanmoins, si l’on considère les éléments expliqués ci-dessus, la comparaison est au contraire assez flatteuse. A l’instar du Chancelier de fer, Angela Merkel mène une politique réfléchie, sans rodomontades, soucieuse de préserver la paix et un équilibre favorable aux intérêts de l’Allemagne. Outre le tempérament naturel de la Chancelière qu’il convient de prendre en compte, cette politique est d’autant plus réfléchie que tout aventurisme se heurterait immanquablement aux nombreuses règles que les Allemands se sont donnés pour ne pas retomber dans leurs errements passés. En effet, et c’est là la différence fondamentale entre 1890 et 2014, l’autolimitation de l’Allemagne n’est plus la simple volonté d’un seul homme, mais le produit d’un système complexe, dont seule la compréhension éclaire le rôle actuel et le rôle potentiel de ce pays en Europe.

Architectonique de l’Allemagne contemporaine

Le spectre du national-socialisme continue d’interdire aux dirigeants allemands de prononcer des discours de manière enflammée, de même que d’accepter de participer à des interventions militaires trop agressives en dehors de leurs frontières. Cette mémoire historique est aussi à la racine de toutes les réticences allemandes relativement à l’établissement d’une politique extérieure européenne réellement indépendante de l’Alliance Atlantique. Alors même qu’en 2013, la France et l’Allemagne ont célébré le cinquantenaire du traité de l’Elysée, il ne faut pas oublier que les députés du Bundestag, en 1962, avant de le ratifier, l’avaient adorné d’un préambule rappelant l’importance, pour l’Allemagne, de l’alliance avec les États-Unis. Paradoxalement, il était plus facile pour les dirigeants allemands d’assumer une politique extérieure « normale » en 1997, au Kosovo, alors que l’Allemagne traversait, un passage à vide économique. Aujourd’hui, au contraire, alors que le pays est au zénith, toute action un peu déterminée du gouvernement de Berlin tend à réveiller dans l’Europe entière le souvenir des impérialismes passés[8].

Pourtant, l’Allemagne depuis 1945 s’est enserrée dans un corset de règles juridiques, qui ont pour effet de ne lui laisser qu’un chemin politique étroit, à tel point que pendant quarante ans, la politique fut peu ou prou absente dans une Allemagne coupée en deux, et vouée au rôle de ligne de front de la guerre froide. La réunification au contraire, a peu à peu mis en lumière ce cadre de droit bien particulier. La constitution Allemande est mise au-dessus de toute autre norme, ainsi que le démontrent les réactions allemandes au traité de Lisbonne et au fond souverain européen. Les deux textes ont été attaqués sans succès devant la cour constitutionnelle de Karlsruhe, mais le souvenir des jurisprudences « Solange » de 1974 et 1986[9], indique à tout Allemand que la Cour pourrait censurer une disposition européenne qui ne respecterait pas, selon la Cour, la Loi fondamentale allemande. Cet accent mis sur la souveraineté du droit est un trait de la forme particulière de libéralisme développé par l’Allemagne après la seconde guerre mondiale, en réaction tout à la fois au libéralisme dérégulée des années 1920 et à l’interventionnisme frénétique de la décennie suivante.

Cette forme, nommée ordo-libéralisme, donne pour mission à l’État de réguler l’activité du marché de telle manière que le résultat concret atteint par les marchés s’approche le plus possible du résultat théorique que produirait un marché en situation de concurrence pure et parfaite. Ainsi, il est très important du point de vue de cette conception économique d’éviter la mise en place de cartels et de situations de monopole. A l’instar d’autres formes de libéralisme, l’ordo-libéralisme est contre toute intervention de l’État dans le fonctionnement de l’économie. Les économistes allemands ont donc atteint, au fil des années, un consensus intellectuel proche de celui de la « Nouvelle économie classique », de Robert Barro et Robert Lucas[10]. Ceci peut aider à comprendre la politique économique européenne de l’Allemagne, toute entière focalisée sur la mise en place de réformes structurelles, au point d’en faire un impératif quasi-moral, que tous dans l’Union européenne devraient suivre. Il n’est alors pas étonnant que la politique allemande, soucieuse toute à la fois de ne pas prendre la tête de l’Europe, tout en sauvegardant ses intérêts nationaux propres, s’en tienne à un ensemble de positions fondées sur un ensemble complexe de raisons historiques, économiques et juridiques[11].


Quel rôle pour l’Allemagne en Europe ?

 Vis-à-vis de l’Europe, et des désirs de nombreux dirigeants européens de voir l’Union européenne jouer un rôle plus important, économiquement et politiquement, la position de l’Allemagne est donc particulière. Son héritage historique fait que l’Allemagne ne veut, ni ne peut, prendre d’elle-même la tête de l’Europe. Sa position économique et démographie, en revanche, fait qu’elle se trouve être le pays le plus important du vieux continent. De ce fait, tous se tournent naturellement vers les dirigeants allemands pour avoir leur avis, solliciter leurs conseils, voire obtenir leurs soutiens sur les différentes questions politiques du moment. Il est à présent plus aisé de comprendre le chemin étroit, qui est celui de la Chancelière fédérale, chemin qui fait qu’elle ne peut jamais satisfaire tout le monde, et que sa priorité reste toujours l’intérêt des citoyens allemands. A court-terme, il ne coûte donc absolument rien au gouvernement de Berlin de promouvoir exclusivement son intérêt national, souvent vu comme étant le meilleur pour l’Union européenne.

Comment alors, l’Union européenne peut-elle évoluer, au cours des années à venir ? Politiquement, économiquement, militairement, l’Union européenne sera très allemande. Ce sera le cas parce que la France n’est plus au niveau économique de son partenaire historique, mais aussi en raison des crises profondes traversées par l’Espagne et l’Italie, de même que le Royaume Uni, indépendamment de sa situation économique, est à moitié sorti de l’Union européenne. Ce n’est pas pour autant qu’il ne sera pas possible de faire évoluer les positions allemandes. Il appartient à chacun des états-membres de l’Union européenne, grands ou petits, de focaliser leur force de conviction, sur les questions sur lesquelles l’Allemagne n’a pas de consensus ferme. Ainsi sur la possibilité que des troupes allemandes participent à une action internationale, ce qui est déjà arrivé par le passé. Ainsi sur un aménagement des calendriers de redressement budgétaire pour les États membres en difficulté. Mais aussi sur la possibilité d’affecter plus de fonds européens à des programmes d’investissements, sans lesquels les réformes structurelles seront inutiles. Dans tous ces domaines, les positions de l’Allemagne peuvent évoluer vers une meilleure prise en compte des intérêts de ses partenaires.

En conséquence, l’organisation politique du continent européen ne s’achemine pas, au cours des années à venir, vers un grand soir, un grand saut dans le fédéralisme qui transformerait le visage de l’Union européenne d’un bout à l’autre du continent. Si l’on peut débattre longuement de l’opportunité d’un tel changement, il est possible d’affirmer que l’Allemagne ne le repousse ni par situation de faiblesse, ni par volonté particulière de puissance. Il n’est pas même dire qu’elle repousse franchement une telle perspective, car il faudrait encore qu’elle soit proposée, et jusques à présent l’Allemagne a toujours collaboré aux évolutions et changements rendus nécessaires par la crise économique et financière européenne. Ce n’est pas pour autant que l’Allemagne, à l’instar de la France, du Royaume Uni et des autres pays européens n’est pas conditionnée par son héritage historique et culturel, et par sa situation économique et démographique. L’un comme l’autre font que l’Allemagne ne peut pleinement embrasser un rôle de meneur régional, alors qu’elle est manifestement en situation de l’assumer. L’avenir immédiat est donc toujours à la politique hésitante, louvoyante, mais nullement malintentionnée d’une Allemagne qui préfère être l’arbitre du jeu, plutôt que le capitaine de l’équipe.

 Raphaël Mc Feat

NB : Cette chronique se présente comme un « droit de réponse » envers la non moins intéressante chronique publiée le 21 janvier 2014 par Charles Brozille portant sur « L’Allemagne est-elle une entrave à l’établissement d’une Europe-puissance ?« 


[1] Cf. Klaus Malettke, Les traités de paix de Westphalie et l’organisation politique du Saint Empire romain germanique (http://www.cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2001-1-page-113.htm)

[2] Cf. Alain Finkielkraut, La défaite de la pensée, Paris, Coll. Folio Essais (p. 16-20)

[3] Cf. Henry Kissinger, Diplomatie, Chap. 7

[4] Ibid, Chap. 11

[5] Cf. Winston Churchill, Mémoires de Guerre 1919-1941

[6] L’entente des trois empereurs (1873), la Duplice (1879), le traité des trois empereurs (1881), la Triplice (1882), le traité de réassurance (1887)

[7] Cf. Arnaud Montebourg, Madame Merkel, Bismarck, l’euro et nous, les autres Européens… (http://www.arnaudmontebourg.fr/madame-merkel-bismarck-l%E2%80%99euro-et-nous-les-autres-europeens%E2%80%A6/)

[10] Cf. Kevin Hoover, New Classical Macroeconomics (http://www.econlib.org/library/Enc/NewClassicalMacroeconomics.html)

[11] Cf. Dullien, Sebastian; Guérot, Ulrike (2012). The Long Shadow of Ordoliberalism: Germany’s Approach to the Euro Crisis. London: European Council on Foreign Relations. (http://www.ecfr.eu/page/-/ECFR49_GERMANY_BRIEF_AW.pdf)

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Une réponse à De l’Allemagne en Europe

  1. Louvel dit :

    Merci pour ces éléments et un « droit de réponse » qui apporte à mon sens de bonnes précisions et une meilleure compréhension historique. Néanmoins sur le fond, je ne pense pas que vos analyses soient radicalement différentes. Il semblerait en effet que l’Allemagne ait encore pour un long moment un certaine « gêne historique » pour pouvoir conduire un projet européen ambitieux.

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