À quand la pleine lumière sur les agissements de la France au Rwanda ?

La question de la responsabilité de la France dans le génocide au Rwanda est de celle qui divise, qui clive. Il aurait été surprenant que ce ne soit pas également le cas sur le blog de Chroniques Internationales Collaboratives. L’article Qui diable s’est soucié du Rwanda ? publié sur ces pages le 14 avril 2014 offre un résumé clair de la chronologie des évènements au Rwanda dans les années 1990. Cependant, en filigrane, apparait l’opinion de son auteur qui semble mettre les nombreuses fautes de la France sur le compte d’erreurs inévitables en période de crise. A mon sens, cette analyse est parcellaire, très orientée, et peut-être un peu complaisante.

La France est-elle coupable de complicité de génocide comme l’affirme Paul Kagamé, l’actuel président rwandais ? L’attaque ne semble pas crédible, en l’état, vu le manque de preuve. La France a-t-elle commis des « erreurs d’appréciation » au Rwanda ? Certainement, d’ailleurs c’est un fait reconnu dans le rapport de la mission d’information sur les opérations militaires menées par la France, d’autres pays et l’ONU au Rwanda entre 1990 et 1994[1], communément appelée la Commission Quilès, du nom de son président, le député Paul Quilès. Contrairement à l’alternative que semble poser l’article Qui diable s’est soucié du Rwanda ?, entre de simples « erreurs » et une responsabilité pleine et entière, il existe une zone grise, une zone d’ombre, sur laquelle il serait temps que la France fasse la lumière.

De quoi la France est-elle précisément accusée ? Certains lui reprochent une participation active aux côtés des Hutus, dans le génocide, mais cela parait hautement improbable. D’autres considèrent qu’elle a participé au génocide avant sa perpétration, dans la mesure où elle a soutenu contre vents et marées le régime Hutu Power de Juvénal Habyarimana, qu’elle a combattu la rébellion tutsie à ses côtés, notamment en formant l’armée rwandaise et des unités d’élite (la gendarmerie et la garde présidentielle). Après les attentats du 7 avril, la France aurait maintenu son soutien au pouvoir en place. Après le génocide, elle aurait protégé un certain nombre de responsables des crimes commis.

Il faut bien évidemment se garder de toute conclusion hâtive et mon but n’est pas de prouver coûte que coûte que la France est bien responsable de ce dont ses détracteurs l’accusent. Je souhaite simplement offrir un autre point vue, peut-être moins indulgent à l’égard de la France, sur sa responsabilité dans les évènements de 1994, au Rwanda. Le meilleur moyen de se faire une opinion, n’est-il pas d’opposer les points de vue ? Il me faut donc préciser que les documents cités ici sont plutôt partisans et largement contestés par les tenants de la théorie opposée, celle de l’absence de responsabilité de la France.

L’existence de deux « camps » s’explique par la nature des accusations portées contre la France, complicité du plus grave des crimes, le crime de génocide. À bien des égards, les agissements de la France au Rwanda, sont sujets à interprétation sur ses intentions réelles et les « questions qui fâchent » ne manquent pas sur le sujet, qu’il s’agisse du soutien à un gouvernement extrémiste, de l’opération Turquoise, des armes françaises présentes au Rwanda, de sa passivité dans les montagnes de Bisesero ou de son refus persistant de présenter des excuses.

 SOUTIEN A UN GOUVERNEMENT EXTREMISTE

En octobre 1990, le Front patriotique rwandais, organisation qui rassemble des exilés tutsis, lance, depuis l’Ouganda voisin, une attaque sur le nord du Rwanda. Le président du Rwanda, Juvénal Habyarimana demande de l’aide à ses fidèles alliés. Sans le soutien de la France, avec l’opération Noroît, et du Zaïre, il est fort probable que l’offensive du FPR eut permis de renverser le pouvoir Hutu en place.

Puis en 1991, la France envoie au Rwanda un détachement d’assistance militaire et d’instruction (DAMI) dans le but de renforcer la formation de l’armée rwandaise. La Commission Quilès s’interroge sur le rôle de ces militaires « à la limite de l’engagement direct ».

Ainsi, dans le rapport, on peut y lire : « la mission a par ailleurs reçu des informations selon lesquelles les militaires français étaient toujours fortement impliqués sur le terrain, qu’ils se disaient que l’ennemi, venu d’Ouganda, menaçait les ressortissants français et que, dans un tel contexte, étant donné la faible compétence de l’armée rwandaise, il n’est pas absurde de penser que certains aient pu aider à régler les tirs de certaines armes d’artillerie comme les mortiers ». Plus encore, Jean-Hervé Bradol, présent au Rwanda avec Médecins sans frontières, affirme avoir vu des militaires français superviser des contrôles d’identité routiers voire même en effectuer eux-mêmes. La commission Quilès confirme ses propos[2]. Et parmi les règles de comportements au check-points, on trouve « la remise de tout suspect, armement ou document saisis à la disposition de la Gendarmerie rwandaise », il semble donc que des agents français aient activement participé au repérage des rebelles tutsis alors que des massacres se perpétraient déjà.

Le Rwanda et la France avaient passé des accords de coopération dès 1975, sous Giscard d’Estaing. Il est donc concevable que la France apporte un soutien militaire et politique à son allié traditionnel. Ce faisant, elle décidait, sciemment, de fermer les yeux sur les relents racistes de son partenaire car dans les années 1990, les publications de l’hebdomadaire Kangura ou les programmes de la Radio Télévision Libre des Mille Collines (RTLM)[3] ne laissaient pas de doute sur les intentions du gouvernement en place.

De plus, pendant le génocide, la France a eu une position extrêmement ambiguë vis-à-vis du gouvernement intérimaire. Tout d’abord, elle a l’a reconnu, alors même que sa légitimité aurait pu lui apparaitre douteuse. Ensuite, Paris est la seule capitale à avoir officiellement reçu certains de ses membres, le 27 avril 1994[4], alors que des massacres se perpétraient déjà.

La France a donc pris le parti d’apporter son soutien à un régime non démocratique, de l’aider militairement à repousser les avancées de son ennemi. Elle a été jusqu’à former les militaires rwandais qui, par la suite, participeraient au génocide. La France a admis avoir commis des « erreurs d’appréciation » mais s’est défendue en arguant du fait qu’elle ne disposait pas des informations lui permettant de bien prendre conscience de la situation et d’agir en conséquence. Elle prétendait ignorer ce qui se passait au Rwanda, ne pas savoir qui étaient les auteurs des massacres. D’ailleurs, en Conseil des ministres, lorsqu’il est question de mettre en place une opération humanitaire au Rwanda, l’opération Turquoise, le président de la République de l’époque, François Mitterrand, aurait justifié ces « erreurs d’appréciation » par le fait qu’on ne lui avait pas « signalé de drames à l’intérieur du pays »[5].

Pourtant, les archives portées devant le tribunal aux armées indiquent le contraire. Dès octobre 1990, des rapports informent l’Elysée de la situation exsangue au Rwanda, « Il est à craindre que ce conflit finisse par dégénérer en guerre ethnique » prédit le colonel Galinié[6]. L’ambassadeur français au Rwanda, Georges Martres indique, lui, que « Les paysans hutus organisés par le MRND ont intensifié la recherches des Tutsis suspects dans les collines. Des massacres sont signalés dans la région de Kibilira ». « Les paysans, fidèles au régime, ‘participent de plus en plus à l’action militaire à travers des groupes d’autodéfense armés d’arcs et de machettes’ ». Plus tard, il enverra un télégramme où il écrit que le président rwandais, Juvénal Habyarimana, aurait « ordonné de procéder à un génocide systématique en utilisant, si nécessaire, le concours de l’armée et en impliquant la population locale dans les assassinats », alors que la DGSE (direction générale de la sécurité extérieure) évoque de véritables massacres ethniques qui appartiendraient à un programme plus vaste « de purification ethnique dirigé contre les Tutsis, fomenté au sommet de l’Etat »[7]. En dépit de ces informations, la France a continué d’armer et d’entrainer les forces gouvernementales.

Et si la mission d’information parlementaire française sur le Rwanda reconnaît que la France a sous-estimé le caractère autoritaire, ethnique et raciste du régime rwandais, doux euphémisme pour ne pas dire qu’elle s’est complètement fourvoyée dans sa politique au Rwanda, elle refuse de la reconnaître responsable. Ainsi, aujourd’hui, vingt ans après les faits, on est en droit d’attendre de la France qu’elle fasse la pleine lumière sur ses agissements et au regard des informations dont on dispose aujourd’hui, et l’on peut se demander si ces « erreurs d’appréciation » [8] ne s’apparentent pas davantage à des choix politiques lourds de conséquences.

LES AMBIGUITES DE L’OPERATION TURQUOISE

Comme le souligne l’article Qui diable se souciait du Rwanda, la France a été la seule nation à agir en mettant en place une opération militaro-humanitaire, quoiqu’on puisse regretter son caractère tardif, lorsque la communauté internationale demeurait inactive et impuissante. Néanmoins, cette opération charrie son lot d’ambigüités.

Quel était son objectif ? A priori, si l’on se réfère à l’ordre de mission, l’objectif de Turquoise est louable : « mettre fin aux massacres partout où cela sera possible, éventuellement en utilisant la force », ce qui en fait une opération principalement humanitaire mais avec des moyens militaires. Il était prévu que les soldats français soient neutres. Mais ce n’est pas le point de vue que soutient Guillaume Ancel, ancien officier présent pendant l’opération, lui qui affirme que « la France a une part de responsabilité dans le drame rwandais »[9]. Il avance que l’opération Turquoise n’était pas, au départ, une opération humanitaire. « J’étais spécialiste des frappes aériennes : on n’emmène pas ce type de professionnel pour faire de l’humanitaire ! Ma mission était agressive : elle consistait à dégager la voie pour un raid terrestre sur Kigali. Il s’agissait de combattre le Front patriotique rwandais (FPR) et de reprendre la capitale pour y réinstaller au pouvoir le gouvernement soutenu par Paris ». Le raid contre le FPR aurait été annulé et la mission n’aurait plus alors consisté qu’à protéger les victimes du génocide. Il convient de préciser que Jacques Hogard, qui commandait le groupement auquel Guillaume Ancel a été rattaché pendant l’opération Turquoise, a démenti avec la plus grande fermeté ces affirmations extrêmement polémiques[10].

Lorsque les soldats de l’opération Turquoise arrivent sur place, la plupart des massacres ont déjà cessé. C’est pourquoi, la majorité du travail des soldats a été d’acheminer la population, parmi lesquelles se trouvaient des auteurs de crimes, dans des camps à la frontière zaïroise. Certains esprits critiques relèveront, qu’une fois encore, la France a permis à ses alliés d’échapper au FPR (ce qui a, très certainement, aussi sauvé un certain nombre de vies). Les Français auraient-ils pu distinguer parmi tous ces civils des génocidaires et ainsi éviter de les installer dans des camps de réfugiés[11], au contact de Tutsis qu’ils venaient de persécuter ? Les militaires déployés dans le cadre de l’opération Turquoise étaient pour la plupart d’anciens de l’opération Noroît, c’est-à-dire ceux qui ont entrainé l’armée rwandaise quelques mois plus tôt, sachant que l’armée a été particulièrement active dans les massacres. Il aurait donc du être possible de limiter les interactions entre auteurs et victimes dans les camps de réfugiés.

Dans leur livre, Silence Turquoise[12], Laure de Vulpian et Thierry Prungnaud affirment quant à eux, que l’opération Turquoise, sous ses apparences humanitaires, « était un message adressé aux dirigeants de la Françafrique, François Mitterrand entendait leur montrer qu’il ne lâchait pas le Rwanda légitime et qu’ils pourraient toujours compter sur lui. […] il offrait à bon nombre de ses membres (du gouvernement intérimaire) une providentielle porte de sortie vers le Zaïre, via la zone humanitaire sûre ».

Au vu de toutes ces affirmations, on peut légitimement se questionner sur le but réel de l’opération Turquoise et ainsi s’interroger sur le rôle de la France dans le génocide rwandais. Poser ces questions n’est certainement pas une « faute envers les soldats qui ont servi pendant l’opération Turquoise », et encore moins « envers tous les Rwandais que cette intervention a permis de sauver », bien au contraire. Soulever les ambigüités de la politique française au Rwanda et attendre de notre pays qu’il fasse la lumière sur ses agissements, est le minimum que l’on puisse exiger.

LA FRANCE ET LES ARMES AU RWANDA

Guillaume Ancel, dans son interview au Monde, évoque des décisions surprenantes, si elles étaient avérées, de la France, supposément neutre dans le cadre de l’opération Turquoise : « Il a été décidé de procéder à un désarmement total de la zone humanitaire. Nous avons récupérer des monceaux d’armes et savez-vous ce que nous en avons fait ? Nous avons été les rapporter à ce qui restait des Forces armées rwandaises dans les camps de réfugiés du Zaïre. […] »[13]. Jacques Hogard qualifie ces propos « d’ineptie », tout au plus concède-t-il avoir « rendu quelques dizaines d’armes aux gendarmes et ex-FAR, […] recrutés comme supplétifs pour pallier notre faiblesse numérique face à la diversité de nos missions », après s’être assuré de leur moralité et de leur comportement.

Quant à elle, la journaliste britannique Linda Melvern mentionne un rapport des Nations unies daté du 6 avril 1994, rédigé par les observateurs de la MINUAR (Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda) qui détaille les armes dont dispose de l’armée rwandaise avant le 6 avril. Le rapport fait état de « 15 missiles sol-air Mistral [français] ». Pourtant, la France n’est censée avoir vendu ces engins qu’à partir de 1996[14]. Qu’auraient-ils fait sur le sol rwandais dès avril 1994 ?

Par ailleurs, toujours concernant la vente d’armes au Rwanda, mais cette fois-ci par des particuliers, la revue XXI[15] affirme que Paul Barril, ancien capitaine français de la gendarmerie, devenu dirigeant de la société SECRETS, a fourni aux forces régulières rwandaises des armes et des munitions, en violation de l’embargo sur les armes décrété le 17 mai 1994, par l’ONU. La France aurait été parfaitement au courant de ses agissements, des rapports, encore classifiés, de la DGSE le prouveraient[16].

LA FRANCE A-T-ELLE FAILLI A BISESERO ?

Les montagnes de Bisesero se situent à l’ouest du Rwanda. Pendant le drame de 1994, les Tutsis de la région ont fait l’objet d’attaques répétées et extrêmement violentes, si bien qu’à l’arrivée des soldats de Turquoise, il ne reste plus que deux mille des quelques cinquante mille Tutsis qui habitaient auparavant la région.

Le drame de Bisesero est évoqué dans plusieurs ouvrages notamment dans les livres de Patrick de Saint-Exupéry[17] et de Laure de Vulpian[18]. D’après leur relation des évènements, le 26 ou 27 juin 1994, un détachement de l’opération Turquoise, dirigé par le Lieutenant-colonel Duval, connu sous le nom de Diego, découvre, dans les montagnes de Bisesero, d’immenses charniers et une centaine de survivants Tutsis, affamés et apeurés qui disent avoir été persécutés par des Hutus. Diego leur promet de revenir pour les secourir. De retour à la base, Patrick de Saint-Exupéry, grand reporter, assure l’avoir vu rédiger un compte rendu quotidien qu’il a ensuite transmis à sa direction. Pourtant, il ne recevra jamais l’ordre de remonter dans la montagne porter secours aux rescapés. Sa hiérarchie affirme n’avoir jamais eu connaissance de ce rapport. Il faut attendre le 30 juin 1994, pour que le Capitaine de frégate Marin Gillier découvre ces même rescapés et sauve les 800 Tutsis restants. Si l’on en croit cette version des faits, qui, il est vrai, ne fait pas l’unanimité[19], les atermoiements de la France seraient à l’origine de la mort d’un millier de Tutsis supplémentaires qui auraient pu être secourus pendant ces trois jours de juin 1994.

LE REFUS DE PRÉSENTER DES EXCUSES

L’ambassadeur de la France à l’ONU en 1994, Jean-Bernard Mérimée, explique à la commission Quilès, que le vote de la résolution 912, adoptée le 21 avril 1994, qui réduit les effectifs de la MINUAR a été obtenu par « lâcheté […] et cynisme »[20]. Il est donc surprenant de constater que la France l’a votée.

Pendant un certain temps, la France a refusé de parler de la façon dont elle a agi pendant les évènements du printemps 1994, sources de quelques remous diplomatiques avec le Rwanda. Aussi, les déclarations de Nicolas Sarkozy, en février 2010, ont constitué une avancée importante : « Ce qui s’est passé ici est inacceptable et oblige la communauté internationale, dont la France, à réfléchir à ses erreurs qui l’ont empêchée de prévenir et d’arrêter ce crime épouvantable »[21]. S’il reconnaît des erreurs, le président d’alors ne présente pas d’excuses officielles, au contraire des Etats-Unis, qui ont tout fait pour que le terme de génocide ne soit pas utilisé devant le Conseil de sécurité des Nations unies, ce qui aurait impliqué une intervention automatique ou la Belgique qui admet ne pas avoir agi alors qu’elle avait reçu, dès avril 1992, des informations qui faisaient état de la préparation programmée de l’extermination des Tutsis.

L’opération Turquoise, place-t-elle la France dans une position différente des autres Etats dont l’inaction peut être considérée comme largement fautive ? La question mérite d’être posée.

Vingt ans après les faits, il est plus que temps de faire toute la lumière sur le rôle de la France dans les évènements qui ont provoqué la mort de 800 000 personnes, de cesser de se cacher derrière l’inaction de la communauté internationale pour se disculper, de déclassifier les documents attestant ou non de la responsabilité de la France au Rwanda, et si de véritables fautes apparaissent, il sera plus que temps de présenter des excuses.

Judith Khelifa

[1]Rapport d’information sur les opérations militaires menées par la France au Rwanda.

[2] On peut lire dans le rapport de la mission parlementaire : « Sur la réalité du contrôle, les dires de M. Jean-Hervé Bradol sont bien confirmés »

[3] Sur la question, voir le livre publié sous la direction de Jean-Pierre Chrétien, Rwanda – Les médias du génocide, Karthala, 2000.

[4] La réception, à l’Elysée, de membres du gouvernement intérimaire est évoquée dans le rapport de la commission Quilès : « C’est dans ce contexte que se déroule, le 27 avril, la rencontre avec M. Jean Bosco Barayagwiza, Chef de la CDR, et Jérôme Bicamumpaka, Ministre des Affaires étrangères, qui seront reçus à l’Elysée et à Matignon».

[5] Génocide rwandais – Ce que savait l’Elysée, article paru dans l’édition du 03 juillet 2007 du Monde.

[6] Génocide rwandais – Ce que savait l’Elysée, article paru dans l’édition du 03 juillet 2007 du Monde.

[7] Génocide rwandais – Ce que savait l’Elysée, article paru dans l’édition du 03 juillet 2007 du Monde.

[8] Termes utilisés par la Mission d’information parlementaire française sur le Rwanda.

[9] Interview de Guillaume Ancel, ‘La France a une part de responsabilité dans le drame rwandais’, parue le 8 avril 2014, dans Le Monde.

[10] Il n’a jamais été question d’un raid sur Kigali, interview publiée le 09 avril 2014 dans Le Point.

[11] Hutus et Tutsis ont, parfois, trouvé refuges dans les mêmes camps notamment au Zaïre et en Tanzanie, donnant lieu à des « règlements de comptes » comme les qualifie la mission parlementaire Quilès.

[12] Laure de VULPIAN et Thierry PRUNGNAUD, Silence Turquoise, Rwanda, 1992-1994 Responsabilité de l’Etat français dans le génocide des Tutsi, 2012, Don Quichotte.

[13] Interview de Guillaume Ancel, ‘La France a une part de responsabilité dans le drame rwandais’, parue le 8 avril 2014, dans Le Monde.

[14] Un document compromettant enterré dans les archives de l’ONU, 31 mai 2012, Libération.

[15] Jean-Pierre PERRIN, Barril l’Affreux, Revue XXI, n°10.

[16] Rwanda, une barbouze française au cœur du génocide, 09 février 2012, Le Nouvel observateur.

[17] Patrick de Saint-Exupéry, Complices de l’inavouable : La France au Rwanda, 2009, Les Arènes.

[18] Silence Turquoise, op. cit.

[19] Dans le rapport de la mission parlementaire française sur le Rwanda, 1998, on peut lire : « Il a été reproché au Capitaine de frégate Marin Gillier, responsable d’un des trois groupements, d’être arrivé en reconnaissance dans la zone relevant de sa responsabilité (Bisesero), puis d’en être reparti immédiatement pour ne revenir sur place que trois jours plus tard, laissant ainsi le champ libre aux Hutus de la région pour poursuivre les massacres des derniers 50 000 Tutsis qui s’y trouvaient encore […] Il apparaît que rien ne vient sérieusement à l’appui de ces accusations. Si trois jours se sont effectivement écoulés entre le moment où le groupement du Capitaine de frégate Marin Gillier a procédé le 27 juillet à une reconnaissance de la zone de Bisesero et le moment où il est intervenu, le 30 juillet, pour protéger et sauver les populations du lieu-dit Bisesero, ce délai n’apparaît pas intentionnel ».La mission parlementaire considère donc que ce délai de trois jours n’est pas fautif.

[20] « Lâcheté, parce que les gens avaient peur d’y aller, des soldats belges avaient été massacrés et les Américains étaient sous le syndrome somalien ; cynisme, parce que toute présence internationale était considérée par la plupart des membres du Conseil de sécurité comme un obstacle au progrès du Front patriotique ».

[21] Génocide rwandais, Nicolas Sarkozy reconnait des « erreurs » de la France, 25 février 2010, Le Point.

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